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L-glutamine

Aussi appelé : glutamine, L-glutamine en poudre, peptides de glutamine.

Acide aminé abondant vendu pour le muscle et l'intestin ; essais négatifs chez le sportif en santé, les vraies données viennent de l'hôpital.

Ce que c'est

La glutamine est un acide aminé conditionnellement essentiel : le corps en fabrique, les protéines alimentaires (viande, œufs, lactosérum, caséine) en apportent beaucoup, et les cellules intestinales et immunitaires s'en servent comme carburant. Sa concentration plasmatique baisse après un effort prolongé, ce qui a fait naître l'hypothèse d'un supplément anti-infection et anti-catabolique. On l'achète pour la récupération, l'immunité et la « perméabilité intestinale ».

Ce que l'étiquette ne dit pas

  • Les essais sur la masse musculaire sont négatifs : 0,9 g/kg de masse maigre par jour pendant 6 semaines d'entraînement en résistance n'a rien changé à la force, à la masse maigre ni à la dégradation protéique par rapport au placebo (Candow 2001). Le NIH résume : aucun effet sur la performance ni la composition corporelle chez des haltérophiles adultes. Examine conclut que la construction musculaire chez la personne en santé n'a pas été montrée.
  • L'argument immunitaire ne tient pas : Gleeson (2008) rapporte que la glutamine maintient la glutamine plasmatique pendant un effort prolongé mais ne prévient pas les changements immunitaires post-exercice, le plasma ne baissant pas assez pour freiner la prolifération des lymphocytes. Les raisons invoquées (immunité, glycogène, anti-catabolisme) ont reçu peu d'appui d'études bien contrôlées chez des adultes en santé.
  • Les données réelles concernent l'hôpital : une revue Cochrane (53 essais, 4 671 adultes en soins intensifs) rapporte 21 % d'infections en moins (RR 0,79), 3,46 jours d'hospitalisation en moins et aucun effet sur la mortalité, avec des preuves de qualité modérée à faible. Ces patients ne ressemblent pas à un sportif en santé.
  • La revendication autorisée par Santé Canada est étroite : « aide à rétablir les taux plasmatiques de glutamine après un stress physique », « aide à soutenir la santé immunitaire et digestive après un stress physique » et « aide à la réparation des cellules musculaires après l'exercice », à partir de 5 g par jour. Ce n'est ni un gain de masse ni un intestin réparé.

Les formes en tablette

  • L-glutamine libre en poudre : la forme des essais, encadrée à 5 à 9 g par jour par la monographie de Santé Canada.
  • Glutamine des protéines et hydrolysats : Gleeson (2008) note que les sportifs à apport protéique élevé en consomment déjà beaucoup par leurs protéines, hydrolysats et acides aminés libres.
  • Solutions pour patients (voie entérale ou intraveineuse) : c'est là que se trouvent les données positives, chez des adultes en soins intensifs.

Les repères publiés

  • Santé Canada : 5 à 9 g par jour chez l'adulte de 18 ans et plus ; dans la monographie Suppléments d'entraînement, 342,5 mg à 9 g par jour, revendications à partir de 5 g.
  • Sécurité : 20 à 30 g en prise unique sans effet indésirable, 28 g par jour pendant 14 jours sans problème rapporté, jusqu'à 0,65 g/kg tolérés chez des patients (Gleeson 2008) ; le NIH cite 0,21 à 0,42 g/kg, soit 15 à 30 g par jour pour 70 kg. Examine signale une hausse de l'ammoniac sérique à 0,75 g/kg. Ni apport recommandé ni limite supérieure au sens des ANREF.

Quand

Le moment n'a pas d'importance démontrée. Après un effort prolongé, elle relève la glutamine plasmatique, sans effet mesuré sur l'immunité post-exercice.

À signaler à un professionnel

  • Maladie hépatique ou rénale, condition intestinale ou immunitaire pour laquelle vous envisagez ce supplément (les données hospitalières relèvent d'une supervision médicale), grossesse et allaitement : à valider avec un professionnel de la santé.

Ce pour quoi c'est vendu, et ce que montrent les données

La glutamine se vend pour la récupération musculaire, l'immunité du sportif et l'« intestin perméable ». Les essais chez des adultes en santé qui s'entraînent ne montrent ni gain de masse, ni gain de force, ni protection immunitaire. L'effet documenté sur les infections et la durée d'hospitalisation vient de patients en soins intensifs nourris par sonde ou perfusion. Chez une personne qui mange assez de protéines, l'apport est déjà là.

Par l'assiette d'abord

Toute protéine alimentaire en fournit ; Examine cite viandes, œufs, lactosérum et caséine.

Sources

Information éducative, tirée des sources ci-dessus. Elle ne remplace pas l'avis d'un professionnel de la santé, qui reste la référence pour votre situation, vos médicaments, une grossesse ou un allaitement.

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