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Acides grasPreuve correcte

Oméga-3 EPA et DHA

Aussi appelé : huile de poisson, EPA, DHA, huile de krill, huile d'algues, esters éthyliques, triglycérides ré-estérifiés.

Acides gras vendus pour le cœur, dont le chiffre à lire est l'EPA plus le DHA par capsule, et dont l'huile s'oxyde sur la tablette.

Ce que c'est

L'EPA et le DHA sont des oméga-3 à longue chaîne présents dans les poissons gras et incorporés aux membranes cellulaires, dont celles du cerveau et de la rétine. Le corps en fabrique très peu à partir de l'ALA des végétaux. On les achète surtout pour le cœur, le cerveau et les articulations.

Ce que l'étiquette ne dit pas

  • Le chiffre à lire est la somme EPA + DHA par capsule, pas le poids d'huile. Une capsule affichant 1 000 mg d'huile de poisson en fournit typiquement 300 mg selon le NIH. Les allégations de la monographie de Santé Canada se calculent en EPA + DHA : 200 mg par jour pour la santé cardiovasculaire, 1 000 mg pour les triglycérides, 2 800 mg pour la douleur de l'arthrite rhumatoïde.
  • L'huile s'oxyde. Santé Canada plafonne l'indice de peroxyde à 5 mEq/kg, l'indice d'anisidine à 20 et le TOTOX à 26. Dans une analyse de 36 suppléments vendus en Nouvelle-Zélande, 83 % dépassaient la limite de peroxyde, 8 % seulement respectaient les trois seuils, et le contenu moyen en EPA + DHA atteignait 68 % de l'étiquette, sans lien avec la date de péremption.
  • Sur le cardiovasculaire, la revue Cochrane de 2020 (86 essais, 162 796 participants) conclut à peu ou pas d'effet des suppléments d'EPA et DHA sur la mortalité et les événements cardiovasculaires. L'essai REDUCE-IT, souvent invoqué en tablette, portait sur 4 g par jour d'icosapent éthyl sur ordonnance chez 8 179 patients à risque sous statine, contre un placebo d'huile minérale dont la neutralité est contestée. Ce n'est pas une capsule de 300 mg.
  • Chez les personnes atteintes ou à haut risque de maladie cardiovasculaire, le NIH rapporte que 4 g par jour pendant plusieurs années ont légèrement augmenté le risque de fibrillation auriculaire dans deux grands essais.

Les formes en tablette

  • Huile de poisson standard : le NIH décrit une capsule type de 1 000 mg d'huile contenant 180 mg d'EPA et 120 mg de DHA, soit 300 mg d'oméga-3 pour 1 000 mg d'huile.
  • Esters éthyliques (concentrés) contre triglycérides naturels ou ré-estérifiés : le NIH indique que les triglycérides, les acides gras libres et les triglycérides ré-estérifiés ont une biodisponibilité un peu plus élevée que les esters éthyliques, et le médicament à base d'esters éthyliques a été administré avec les repas dans ses essais.
  • Huile de krill : oméga-3 surtout sous forme de phospholipides, à la biodisponibilité tantôt supérieure, tantôt égale à celle de l'huile de poisson selon les études citées par le NIH. La pharmacopée américaine n'exige de l'huile de krill qu'un minimum de 10 % d'EPA et 5 % de DHA, contre 18 % et 12 % dans l'huile de poisson type du NIH.
  • Huile d'algues : 100 à 300 mg de DHA par portion selon le NIH, parfois avec de l'EPA, sous forme de triglycérides. C'est la source pour une alimentation végétalienne.

Les repères publiés

  • Aucun apport recommandé n'existe pour l'EPA et le DHA. L'apport suffisant en ALA est de 1,6 g par jour chez l'homme et 1,1 g chez la femme.
  • Le NIH rapporte que la FDA considère comme sûrs les suppléments qui n'apportent pas plus de 5 g par jour d'EPA + DHA ; la monographie de Santé Canada fixe le même plafond de 5 000 mg.
  • Effets rapportés : arrière-goût, haleine de poisson, brûlures d'estomac, nausées, diarrhée. De 2 à 15 g par jour, le NIH signale un allongement possible du temps de saignement.
  • Sur les triglycérides sanguins, la donnée est solide : baisse dose-dépendante d'environ 15 % dans la revue Cochrane, et 44,9 % de baisse avec 4 g par jour d'esters éthyliques sur ordonnance chez des patients au-dessus de 500 mg/dL, avec une hausse médiane du LDL de 44,5 %.

Quand

Avec un repas, surtout pour les esters éthyliques. Le NIH rappelle que les grands organismes recommandent une à deux portions de poisson par semaine, ce qu'une capsule standard ne remplace pas.

À espacer

  • Warfarine et autres anticoagulants ou antiplaquettaires : le NIH indique que l'huile de poisson pourrait allonger le temps de coagulation, même si la plupart des données à 3 à 6 g par jour ne montrent pas d'effet significatif, et conseille un suivi périodique de l'INR. Un suivi, pas un espacement horaire.

À signaler à un professionnel

  • Prise d'anticoagulants ou d'antiplaquettaires, fibrillation auriculaire, chirurgie prévue, allergie au poisson ou aux crustacés (krill), grossesse et allaitement : à valider avec un professionnel de la santé.

Par l'assiette d'abord

Selon le NIH : saumon d'élevage 1,24 g de DHA et 0,59 g d'EPA par 3 onces ; hareng de l'Atlantique 0,94 g et 0,77 g ; sardines en conserve 0,74 g et 0,45 g ; maquereau de l'Atlantique 0,59 g et 0,43 g. Santé Canada classe saumon, truite arc-en-ciel, hareng, maquereau de l'Atlantique et omble parmi les poissons riches en oméga-3 et faibles en mercure.

Sources

Information éducative, tirée des sources ci-dessus. Elle ne remplace pas l'avis d'un professionnel de la santé, qui reste la référence pour votre situation, vos médicaments, une grossesse ou un allaitement.

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